Beyrouth,
dimanche 23 octobre 1983,
il est 6 h 24, Drakkar a cessé
d'exister...
Cette nouvelle ébranle le monde…
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parachutistes français des 1er et 9e RCP trouvent la mort dans
les décombres de leur poste baptisé « Drakkar ».
Un attentat a réduit à néant cet immeuble de neuf
étages !
Non
loin de là, à l'aéroport, une voiture explose devant
un bâtiment où dorment encore près de 300 Marines
américains. Ils seront 241, tués dans leur sommeil.
Soldats d'une Paix impossible, tous font parti de la Force Multinationale
de Sécurité à Beyrouth. Cette force constituée
sous l'égide de l'ONU, à la demande du gouvernement libanais,
a pour mission de maintenir la sécurité de la population
et l'autorité de son gouvernement dans un Beyrouth en ruine, aux
prises des milices de tout bord qui s'y entredéchirent.
Les nations occidentales y ont envoyé l'élite de leurs forces
d'intervention : troupes de choc au moral d'acier. Ces soldats ne sont
pas là pour gagner une bataille ou une guerre, mais pour empêcher
qu'un certain seuil de l'horreur ne puisse être atteint dans un
Liban qui n'est pas encore sorti de trois guerres successives.
Le président Amine Gemayel, élu en septembre 1982 aussitôt
après l'assassinat de son frère Bechir, déclara :
«
Donnez-nous la paix, nous étonnerons le monde... »